Les quatre accords toltèques : et si nous apprenions à mieux vivre ensemble ?

Qui n’a jamais rêvé d’avoir une famille harmonieuse, bienveillante, respectueuse ?

Pas un mot plus haut que l’autre. Chacun trouve sa place, avec ses tâches, ses compétences, ses envies et ses loisirs.

Personnellement, j’ai longtemps cherché cela.

Je me suis plongée dans de nombreux ouvrages sur l’éducation bienveillante, les relations familiales, l’harmonisation de son domicile, la libération des liens transgénérationnels… J’ai même expérimenté des séances de purification.

Et puis j’ai découvert un livre qui m’a particulièrement marquée : Les Quatre Accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz.

Je pourrais presque dire que ce livre est devenu pour moi un petit manuel du bien vivre ensemble.

Il ne donne évidemment pas la recette d’une famille parfaite. Mais il propose quatre principes simples qui peuvent nous aider à apaiser nos relations, à prendre du recul sur ce que nous vivons avec les autres et à mieux comprendre notre propre façon de réagir.

Alors, quels sont ces quatre accords ?

1. Que ta parole soit impeccable

C’est oser prendre la parole et dire sa vérité. Mais comment dire ce que l’on ressent sans blesser l’autre ?

Parler avec justesse, c’est aussi prendre soin de la relation… et de soi. Cela demande parfois de se demander : Qu’est-ce que je ressens réellement ? Qu’ai-je envie de dire ? Et comment puis-je le dire sans attaquer l’autre ?

Et parfois, la meilleure chose à faire est simplement de se taire.

Si je n’ai rien de constructif à dire, peut-être vaut-il mieux attendre. Parce qu’une parole prononcée sous le coup de la colère peut blesser l’autre, mais aussi nous faire dire « oui » aux autres alors que, intérieurement, nous pensons « non ».

Prendre soin de sa parole, c’est donc aussi apprendre à respecter ses propres limites et ses propres émotions.

2. Ne prends pas les choses personnellement

Tu n’es pas responsable de ce que les autres font ou disent de toi. Mais tu peux choisir ce que tu en fais.

Nous avons parfois tendance à penser qu’une remarque, un comportement ou une réaction est forcément dirigé contre nous. Pourtant, chacun agit avec son histoire, ses émotions, ses blessures, ses croyances et ses propres façons de voir le monde.

Tout le monde n’est pas contre toi. Et tout le monde n’est pas forcément avec toi non plus. Nous sommes simplement différents.

Alors, lorsqu’une personne agit d’une manière qui nous fait du mal, nous pouvons peut-être essayer de nous demander : Et si elle ne savait simplement pas faire autrement ?

Cela ne signifie pas tout accepter. Cela peut simplement permettre de prendre un peu de distance et, parfois, de pardonner.

3. Ne fais pas de suppositions

Ah, les suppositions… « Il ne répond pas, c’est qu’il est fâché. ». « Elle ne m’a pas regardé, elle m’en veut. ». « Il fait ça pour m’énerver. »

Notre cerveau adore chercher des explications. Il essaie de comprendre ce qui se passe et, souvent, de nous protéger.

Mais lorsque nous commençons à inventer les intentions des autres, nous nous éloignons de ce que nous savons réellement.

Alors, pourquoi ne pas simplement observer ? Regarder ce qui se passe réellement. Poser une question et écouter vraiment la réponse. Au lieu de remplir les blancs avec nos propres histoires.

Cela peut sembler très simple… et pourtant, dans nos relations familiales, c’est parfois un véritable exercice !

4. Fais toujours de ton mieux

Nous sommes tous perfectibles. Ce que nous faisons bien aujourd’hui pourra être encore mieux demain.

Faire de son mieux ne signifie donc pas être parfait. Cela signifie faire avec ce que l’on a, avec ce que l’on est, avec l’énergie et les ressources dont on dispose à ce moment-là.

Applique-toi à ce que tu aimes. Essaie de répandre un peu de bien autour de toi. Et parfois, faire de son mieux, c’est aussi… ne rien faire.C’est accepter de laisser passer un moment sans chercher à intervenir, à réparer, à prouver ou à contrôler.

C’est peut-être simplement se laisser porter un instant par le mouvement de la vie.

Et avec les enfants ?

Les Mercredis des Petites PoussesCes quatre principes s’adressent à tout le monde.

Mais je trouve particulièrement intéressant de pouvoir les transmettre dès l’enfance.

Comme des petites graines que l’on peut semer dans le quotidien. Apprendre à parler sans blesser. Apprendre à écouter. Comprendre que les autres ne pensent pas forcément comme nous. Oser dire ce que l’on ressent. Ne pas imaginer systématiquement ce que l’autre pense. Accepter de faire des erreurs et recommencer.

Ce sont des apprentissages qui peuvent accompagner un enfant bien au-delà de l’enfance.

C’est aussi pour cela que ces notions de bien vivre ensemble me tiennent particulièrement à cœur dans mes ateliers Les Petites Pousses.

Ces quatre accords y sont affichés et nous en parlons ensemble, avec des mots adaptés aux enfants.

Parce qu’avant même de savoir parfaitement lire, écrire, compter ou réussir quoi que ce soit, il me semble essentiel d’apprendre à vivre avec soi-même… et avec les autres.

mercredi des petites pousses

Si vous aussi, ce livre vous accompagne dans votre manière de vous relier aux autres, je serais ravie de recevoir vos avis en commentaire. 

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